A l’occasion de l’année Flaubert célébrant la naissance de l’auteur normand, nous avons fait le choix de mettre en lumière sa dernière œuvre, TROIS CONTES, l’œuvre d’une vie car il aura passé trente années à se documenter pour bâtir notamment La Légende de Saint-Julien L’Hospitalier.
En face de Gustave Flaubert un autre monument Ludwig Van Beethoven. Quand le compositeur se meurt en 1827, l’auteur à 6 ans.
Flaubert était parfois convié dans les salons particuliers de Rouen ou Paris à écouter de la musique de chambre. Il était proche de la société philharmonique de Rouen se formant vers 1840/50 pour faire connaitre aux rouennais les quatuors à cordes de Beethoven, surtout les derniers. Il est donc très probable que Flaubert ait « rencontré » l’opus 131 dans ce cadre.
Schubert ne disait-il pas de lui « Après cela, que reste-t-il à écrire ? »

Ces deux-là ne se sont jamais rencontrés mais ont traversé le temps et laissé des œuvres majeures, à la puissance inégalable.
Derrière ces deux « Monstres », c’est bien l’incroyable modernité et leur figure de précurseurs que nous voulons mettre en lumière.

Nous sommes partis pour bâtir l’idée de ce spectacle du processus même de création de Gustave Flaubert. Pour donner corps et éprouver son texte, l’auteur avait pour habitude de le hurler. Cette pratique nous est apparue résolument moderne et subversive. Résolument contemporaine. Résolument musicale.
Aujourd’hui le besoin de hurler se fait de plus en plus nécessaire à l’acte de création et Flaubert a toujours beaucoup à nous dire et à nous transmettre.
Ce processus de travail nous est apparu d’emblée à la croisée des arts. Celui de l’écriture, silencieux, recueilli et concentré, reliant celui du théâtre et de la profération. Enfin la musique se faisant lien naturel en écho à la musicalité des mots. De ces trois modes d’expressions nous choisissons de faire spectacle.
Un spectacle de musique et de théâtre. Un spectacle d’expression, de recherche, de voyage.
Trois arts réunis pour Trois contes.

Carine Piazzi & Oswald Sallaberger


Création Octobre 2021 – Festival Terres de Paroles


Adaptation de Trois Contes
de Gustave Flaubert
Et
Opus 131 Quatuor en ut dièse mineur
de Ludwig Van Beethoven

 

Mise en scène Carine Piazzi
Direction musicale et violon Oswald Sallaberger

Avec les artistes-musicien.ne.s de la Maison Illuminée
Juliette Raffin-Gay, Carine Piazzi (distribution en cours)

Scénographie Charlotte Gautier Van Tour
Création lumière Jimmy Boury

Création costumes Mariane Delayre
Régie générale Mathieu Husson